Et si on changeait de perspective ?
Nous ne croyons pas aux aliments « bons » ou « mauvais ». Nous croyons à l'équilibre : une approche personnalisée, durable et sans culpabilité. Une alimentation pour l’endométriose qui apaise vos douleurs sans oublier ce qui compte aussi : le plaisir, la convivialité, votre liberté.
Ce guide complet a été conçu pour vous donner les clés pour reprendre le contrôle sur l'endométriose.
Comprendre le Lien Alimentation-Endométriose
Pourquoi ce que vous mangez influence réellement vos symptômes
L'alimentation dans un contexte d’endométriose est bien plus qu'une liste d'ingrédients.
Oui, certains aliments ont un effet physiologique direct sur les mécanismes de l'endométriose (les oméga-3 qui apaisent l'inflammation, par exemple (1)). Mais votre assiette, c'est aussi du plaisir, du partage, des souvenirs. Ignorer cette dimension humaine, c'est se condamner à l'échec.
Les 3 piliers : comment l'alimentation agit sur l'endométriose
Endométriose et alimentation n'est pas égal à une somme de calories et de macronutriments.
C'est un véritable langage cellulaire : chaque vitamine, minéral, polyphénol, etc. envoie des informations à votre corps.
1- Inflammation chronique
L'endométriose crée un terrain inflammatoire permanent. Certains aliments (riches en oméga-3 (1) (graisses anti-inflammatoires), prébiotiques (2) (des fibres qui nourrissent les bonnes bactéries), antioxydants (3)) éteignent ce feu intérieur, tandis que d'autres (sucres raffinés, graisses trans (4)) l'attisent. La nutrition fonctionnelle identifie vos déclencheurs inflammatoires personnels plutôt que d'appliquer des règles génériques.
2- La glycémie
Une glycémie qui fait les montagnes russes, c’est le berceau de l’inflammation (5). Revenir aux bases d’une assiette équilibrée (protéines, lipides, glucides) en assurant une quantité adéquate de protéines et fibres contribuera à une glycémie équilibrée, sans trop grosses fluctuations.
3- Santé du microbiote
Votre microbiote (l’ensemble des microorganismes de votre intestin) régule votre immunité, votre métabolisme des œstrogènes et même votre sensibilité à la douleur. Nourrir les « bonnes » bactéries pour « noyer » les « mauvaises », c'est agir directement sur vos symptômes (6).
" L'endométriose est multifactorielle. L'alimentation aussi. C'est précisément cette richesse qui en fait un levier puissant pour moduler l'évolution de la maladie. Pas une solution miracle, mais un outil de reprise de contrôle. "
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Le Tableau Complet de l'Alimentation Endométriose
Les 5 Familles d'Aliments à Privilégier 🟢
Protéines
| Oméga-3 & lipides
| Fibres
|
Antioxydants
| Aliments fermentés
|
Les 5 Familles d'Aliments à Limiter 🟠
Produits industriels![]()
| Matières grasses
| Alcool
|
Gluten (tolérance individuelle)
| Lait de vache (tolérance individuelle)
|
Aliments et endométriose : votre Plan d'Action sur 7 Jours (Menu Type)

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Au-delà de l'Assiette : 3 Habitudes Clés
En cas d’endométriose, l'alimentation est un levier puissant. Mais elle ne travaille jamais seule. Votre corps est un écosystème : votre stress, votre sommeil et votre activité physique auront un impact sur votre digestion et l'absorption des nutriments. C'est l'approche de la nutrition fonctionnelle : considérer le corps dans sa globalité. Négliger ces piliers, c'est comme planter des graines dans un sol aride.
- Apprivoisez votre stress (surtout à table) : Votre système nerveux contrôle directement la digestion. Transformez vos repas en moments de calme : respirez profondément avant de manger pour activer votre système parasympathique (« repos et digestion »), posez votre fourchette entre chaque bouchée, mastiquez jusqu'à obtenir une bouillie et bannissez les écrans pour manger en pleine conscience.
- Faites du sommeil votre allié non-négociable : Un mauvais sommeil amplifie l'inflammation, les douleurs et les dérèglements hormonaux. Deux règles d'or : respectez des horaires réguliers (même le week-end) et dormez dans l'obscurité totale avec un masque de nuit pour optimiser votre production de mélatonine.
- Bougez avec plaisir : Oubliez le sport-punition. Demandez-vous "pourquoi je veux bouger ?" plutôt que "quel sport faire ?". Trouvez une activité qui répond à un besoin authentique : reconnexion à la nature (randonnée), lien social (danse, cours collectifs), apaisement (yoga) ou défi personnel (entraînement pour un événement).
Conclusion
Chaque repas est une opportunité pour votre corps d’apaiser l'inflammation, équilibrer votre glycémie, nourrir votre microbiote.
Les 5 actions à retenir !
Adoptez une assiette équilibrée à chaque repas | Incluez systématiquement des protéines (20-30g), des bonnes graisses (oméga-3, huile d’olive, avocat, etc.) et des fibres pour stabiliser votre glycémie et réduire l'inflammation. |
Privilégiez les aliments anti-inflammatoires | Intégrez régulièrement des petits poissons gras (sardines, maquereaux), des épices (curcuma, gingembre), des fruits rouges et des aliments fermentés (kéfir, légumes lactofermentés). |
Diversifiez plutôt que d'interdire | Au lieu de supprimer d'office gluten et produits laitiers, observez votre corps sur 3-4 semaines en intégrant les « bons » aliments et en adoptant une assiette équilibrée. Pour les produits laitiers, privilégiez chèvre et brebis si vous constatez une sensibilité au lait de vache. |
Mangez en pleine conscience | Respirez profondément avant chaque repas, posez votre fourchette entre les bouchées, mastiquez longuement et bannissez les écrans. Votre système nerveux contrôle directement votre digestion. |
Soyez régulière (pas parfaite) | Comptez plusieurs jours ou semaines pour ressentir une amélioration notable des douleurs. |
FAQ
Quelques ajustements simples :
- Privilégiez les restaurants avec des options fraîches (méditerranéen, japonais, libanais, poké bowls)
- Demandez des légumes en accompagnement plutôt que des frites
- Optez pour du poisson grillé, des salades composées, des bowls riches en légumes
Les compléments ne sont pas anodins. Un excès de certaines vitamines ou des interactions médicamenteuses sont possibles. Ils doivent toujours être évalués au cas par cas et recommandés par un professionnel de la nutrition qui connaît votre dossier.
Chez Nutricée, nous évaluons d'abord vos besoins réels via votre alimentation et vos analyses, avant de proposer toute complémentation ciblée (si besoin).
La clé : des protéines à chaque repas. Quand vos repas contiennent 20-30g de protéines, votre glycémie reste stable et les fringales diminuent drastiquement. Vous l'avez peut-être remarqué dans notre menu type !
Ayez toujours sous la main des collations :
- Barres protéines/fibres (vérifier la composition : peu de sucre, bonnes graisses)
- Oléagineux (amandes, noix, cajou) + un fruit
- Yaourt végétal + graines de chia
- Œufs durs préparés d'avance
- Houmous + bâtonnets de légumes
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Références
1. Liu E, Wang Q, Bai Y, Zhang X, Wang J. Effect of omega-3 polyunsaturated fatty acid on endometriosis. Clinics. 2025 Jan;80:100654.
2. Brennan C, Chan K, Kumar T, Maissy E, Brubaker L, Dothard MI, et al. Harnessing the power within: engineering the microbiome for enhanced gynecologic health. Reproduction and Fertility. 2024 Mar 18;5(2).
3. Dymanowska-Dyjak I, Frankowska K, Abramiuk M, Polak G. Oxidative Imbalance in Endometriosis-Related Infertility—The Therapeutic Role of Antioxidants. Int J Mol Sci. 2024 Jun 7;25(12):6298.
4. Arab A, Karimi E, Vingrys K, Kelishadi MR, Mehrabani S, Askari G. Food groups and nutrients consumption and risk of endometriosis: a systematic review and meta-analysis of observational studies. Nutr J. 2022 Sep 22;21(1):58.
5. Xu T, Zhuang Y, Cao H, Yang J. Association between triglyceride-glucose index and endometriosis: results from a cross-sectional study and Mendelian randomization study. Front Endocrinol (Lausanne). 2025 Jan 9;15.
6. Wastyk HC, Fragiadakis GK, Perelman D, Dahan D, Merrill BD, Yu FB, et al. Gut-microbiota-targeted diets modulate human immune status. Cell. 2021 Aug;184(16):4137-4153.e14.




